Guillaume Mulliez, entrepreneur dès le berceau

Avec un nom pareil, on ne voit pas très bien comment Guillaume Mulliez aurait pu ne pas entreprendre ! Pourtant, sa décision de reprendre une entreprise relève plutôt d’un penchant très personnel pour la liberté. Qui n’a rien à voir, chez lui, avec l’individualisme. A la tête de Dimo Gestion, qu’il pilote aux côtés d’une poignée de managers actionnaires, ce jeune quinqua joue collectif. Convaincu du potentiel des équipes complémentaires et de la nécessité de partager- le pouvoir, l’avoir et le savoir -, Guillaume Mulliez a décidé de mettre l’homme au centre de son entreprise. Pas pour faire joli, mais parce qu’il est convaincu que la motivation des collaborateurs est une clé de réussite.
Porté par des valeurs issues du christianisme, ce patron discret, aussi humble que déterminé, un brin rebelle et iconoclaste, a le goût du risque mesuré et le sens de l’équilibre. Par souci d’avancer, de (faire) grandir… et de tenir ! Rencontre rafraîchissante avec un homme qui rêvait de s‘appeler « Incognito » mais que son nom a rattrapé et qui, aujourd’hui, s’en moque : il goûte un vrai plaisir à être soi et s’applique à ce qu’il en soit de même pour ses collaborateurs.

Vous êtes issu d’une famille d’entrepreneur : vous auriez pu… rester au sein du groupe familial ?

Oui, mais j’ai pris goût à l’autonomie ! Après mes études j’ai travaillé pour Phildar (créé par son arrière grand-père, NDLR) au Canada, puis en Californie, pour un grossiste américain. Quand je suis revenu ...

Guillaume MULLIEZ
Catégories : Economie
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Entrepreneur militant (2/2)

Pierre Choux a créé Groupe ID’EES pour aller au bout de ses convictions. Educateur de rue, il a bâti et développé son groupe d’entreprises d’insertion et de travail temporaire d’insertion pour emmener les personnes en situation de rupture jusqu’à l’emploi. Pour qu’elles le gardent ! L’originalité du projet tient à la détermination de celui qui le porte, à sa ténacité et à sa lucidité aussi. Pierre Choux a construit Groupe ID’EES autour de l’humain. Pas question pour lui d’offrir des emplois au rabais aux « pauvres » et aux « exclus » mais bien de les emmener vers l’emploi « normal ». Pour s’adapter aux besoins du plus grand nombre, il a choisi de proposer une palette diversifiée de métiers, dans des secteurs économiques porteurs, à ceux qu’il accompagne. Et pour lutter contre l’exclusion, il joue la carte de l’insertion de sa propre société dans le tissu économique qui l’entoure, noue des alliances, établit des passerelles. Avec une quarantaine d’établissements en France, Groupe ID’EES salarie environ 4 000 personnes chaque année avec un taux de sortie vers l’emploi durable de plus de 60 %. Nul n’est a priori inemployable, Pierre Choux en est convaincu !

Entrepreneur militant (1/2)

Pierre Choux a créé Groupe ID’EES pour aller au bout de ses convictions. Educateur de rue, il a bâti et développé son groupe d’entreprises d’insertion et de travail temporaire d’insertion pour emmener les personnes en situation de rupture jusqu’à l’emploi. Pour qu’elles le gardent ! L’originalité du projet tient à la détermination de celui qui le porte, à sa ténacité et à sa lucidité aussi. Pierre Choux a construit Groupe ID’EES autour de l’humain. Pas question pour lui d’offrir des emplois au rabais aux « pauvres » et aux « exclus » mais bien de les emmener vers l’emploi « normal ». Pour s’adapter aux besoins du plus grand nombre, il a choisi de proposer une palette diversifiée de métiers, dans des secteurs économiques porteurs, à ceux qu’il accompagne. Et pour lutter contre l’exclusion, il joue la carte de l’insertion de sa propre société dans le tissu économique qui l’entoure, noue des alliances, établit des passerelles. Avec une quarantaine d’établissements en France, Groupe ID’EES salarie environ 4 000 personnes chaque année avec un taux de sortie vers l’emploi durable de plus de 60 %. Nul n’est a priori inemployable, Pierre Choux en est convaincu !

Entrepreneur en humanité

Ne dites surtout pas à Jean-Baptiste Richardier qu’il dirige une entreprise humanitaire : il va s’insurger ! Mais Jean-Baptiste Richardier est bel et bien un entrepreneur rebelle, obstiné, infatigable, qui a créé Handicap International en 1982 pour venir en aide aux réfugiés dans les camps de Thaïlande et du Cambodge. Reste que HI n’est pas une « entreprise » comme les autres mais une organisation d’aide aux populations fragiles que son fondateur pilote avec l’audace et l’exigence des hommes de conviction qui répugnent obstinément à la confusion des genres.
Aujourd’hui, Handicap International intervient partout dans le monde auprès des populations vulnérables, handicapées, déplacées, réfugiées, mène des actions de développement, de prévention… et lutte avec acharnement contre les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions. Pour ce combat, l’ONG a été co-lauréate du Prix Nobel de la Paix, en 1997. Et lauréate en 2011 du prix humanitaire Conrad N. Hilton pour son engagement auprès des personnes handicapées en situation précaire.

Etes vous un entrepreneur de l’humanitaire ?

« Entreprise » et « humanitaire » sont des mots qui ne vont pas bien ensemble, à mon avis. Il y a quelques années, à Lyon, une association revendiquait cette identité d’« entreprise humanitaire ». Son échec (elle a été placée en redressement judiciaire ...

Parcours d’un battant (2/2)

C’est un parcours en trois temps. Celui d’un homme qui, au sein de l’entreprise qui l’a embauché, peaufine sa fibre créatrice avant de franchir le pas de l’entrepreneuriat et de lancer The Phone House, d’abord, puis Virgin Mobile. C’est un parcours d’entrepreneur engagé : outre ses occupations de chef d’entreprise, Geoffroy Roux de Bézieux a des préoccupations de citoyen qui l’ont conduit du Medef, à l’Unedic, en passant par Croissance Plus… C’est un parcours de battant : le patron de Virgin Mobile est un entrepreneur récidiviste qui témoigne d’une énergie, d’une niaque et d’une envie qui collent bien à son image un peu provoc’ et alimentent son discours sur la joie de créer.
Surtout, Geoffroy Roux de Bézieux est un patron qui n’a ni les deux pieds dans le même sabot, ni sa langue dans sa poche. Il ne craint ni de naviguer par gros temps, ni de ramer à contre –courant… voire : il aime ça !

Geoffroy ROUX DE BEZIEUX
Catégories : Economie
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