Guillaume Mulliez, entrepreneur dès le berceau
Avec un nom pareil, on ne voit pas très bien comment Guillaume Mulliez aurait pu ne pas entreprendre ! Pourtant, sa décision de reprendre une entreprise relève plutôt d’un penchant très personnel pour la liberté. Qui n’a rien à voir, chez lui, avec l’individualisme. A la tête de Dimo Gestion, qu’il pilote aux côtés d’une poignée de managers actionnaires, ce jeune quinqua joue collectif. Convaincu du potentiel des équipes complémentaires et de la nécessité de partager- le pouvoir, l’avoir et le savoir -, Guillaume Mulliez a décidé de mettre l’homme au centre de son entreprise. Pas pour faire joli, mais parce qu’il est convaincu que la motivation des collaborateurs est une clé de réussite.
Porté par des valeurs issues du christianisme, ce patron discret, aussi humble que déterminé, un brin rebelle et iconoclaste, a le goût du risque mesuré et le sens de l’équilibre. Par souci d’avancer, de (faire) grandir… et de tenir ! Rencontre rafraîchissante avec un homme qui rêvait de s‘appeler « Incognito » mais que son nom a rattrapé et qui, aujourd’hui, s’en moque : il goûte un vrai plaisir à être soi et s’applique à ce qu’il en soit de même pour ses collaborateurs.
Vous êtes issu d’une famille d’entrepreneur : vous auriez pu… rester au sein du groupe familial ?
Oui, mais j’ai pris goût à l’autonomie ! Après mes études j’ai travaillé pour Phildar (créé par son arrière grand-père, NDLR) au Canada, puis en Californie, pour un grossiste américain. Quand je suis revenu ...
